Témoignage de Marie-Line D.C. le 13/05/2018

J’ai intégré l’AJR en 2016, après un licenciement économique que je qualifierais de brutal et à plus de 50 ans je me suis retrouvée dans la position du demandeur d’emploi.

Toute ma vie professionnelle j’ai occupé des postes à responsabilités qui m’ont amenée à manager et à recruter alors je savais faire un CV, un entretien …
J’étais soucieuse d’aller vite, consciente que le temps jouait contre moi.
A lire ce début de texte, on pourrait croire à une énergie débordante due à un savoir-faire certain mais c’est tout le contraire qui s’est passé.
Je ne voulais pas le reconnaître mais j’étais intérieurement dévastée alors j’ai tout fait de travers : des entretiens conseils ratés, un CV moyen, des conférences et des forums inutiles…
Alors l’AJR me direz-vous ? L’AJR m’a donné la force d’affronter à nouveau le marché du travail.
J’y ai trouvé l’écoute et le soutien dont j’avais besoin ; les conseils et l’accompagnement nécessaires à toute recherche d’emploi.
L’implication et le non jugement des parrains et marraines m’ont permis de retrouver l’énergie et l’envie réelle de rebondir.

J’ai participé deux fois aux ateliers CV, entretiens, lettres de motivation …c’est drôle comme on peut savoir faire un curriculum vitae pour les autres et produire une feuille blanche quand il s’agit de soi !
J’ai aussi participé aux séances de sophrologie et demandé à bénéficier du coaching proposé.
Je me suis donnée la possibilité de renouer avec l’anglais et les outils informatiques pour m’assurer un niveau de compétences minimum sur ces sujets.
J’ai pu réseauter avec méthode grâce à l’atelier « comment réseauter efficacement » et préparer les entretiens en appliquant les conseils prodigués dans l’atelier « communication de soi ».

Enfin, j’ai pu aborder le marché du travail avec efficacité.

Pourtant, le temps passe vite, trop vite et le délai que je m’étais donné pour retrouver un emploi était passé, entrainant avec lui le temps du découragement.
Mais quoi faire sinon tenir le cap ? Alors deuxième phase, et c’est auprès des filleuls(es) que j’ai puisé mon énergie, dans des rendez-vous de travail en petit groupe que nous avions organisés.

Voilà, un an et demi après mon inscription à l’AJR je retrouvais un CDD de quatre mois qui m’ouvrait un nouveau champ de compétences et, en suivant, un CDI dans une autre entreprise. Depuis, il arrive que l’on m’appelle pour savoir si je suis disponible… C’est drôle non ?

Aurais-je pu rebondir de la sorte sans l’AJR ? J’en doute fort… Il existe certes d’autres associations qui accompagnent les demandeurs d’emploi mais les accompagnent-elles aussi bien ? Soignent-elles le corps et l’esprit ? Considèrent-elles l’individu dans la globalité ? Je n’ai pas la réponse, mais je sais que pour ma part, j’ai retrouvé le chemin du travail grâce à l’AJR, et que la force de l’association tient en la qualité des hommes et des femmes qui la composent.