EDITO
« Nous l’orchestre », sorti en salles en avril dernier, est un remarquable documentaire de Philippe BÉZIAT, qui plonge le spectateur dans l’intimité de l’orchestre de Paris. Une scène m’a interpellé :
un musicien explique l’importance qu’il attache à la qualité des relations entre les instrumentistes, car elle bonifie l’interprétation de l’oeuvre.
Cela m’a conduit à quelques réflexions sur le thème des liens et singulièrement sur ceux existant à l’AJR : comment les définir ? Comment se concrétisent-ils ? Pour quelles finalités ? Un lien humain relie et unit des personnes pour un partage d’expériences, de souvenirs, ou d’émotions. Il est désintéressé dans des relations d’attention, de confiance et d’accompagnement. Il suppose des engagements réciproques de respect et de loyauté. Les buts poursuivis peuvent être de partager des ressources ou des compétences, de désirer être challengé, de s’extraire de son individualisme (que la société exacerbe), ou d’apaiser son anxiété.
À l’AJR, les liens sont multiples. Par le parrainage, parrain et filleul tissent une relation qui est faite de présence, d’écoute et de dialogue. Le parrain s’engage sur la durée à accompagner et conseiller un filleul qui accepte de jouer le jeu de cette relation. Les parrains développent entre eux des liens cordiaux ou amicaux, par le biais de réunions mensuelles ou de contacts informels où ils débattent des difficultés ou des succès rencontrés, voire collaborent sur une prise en charge commune. Les filleuls, au fil des réunions, des afterworks, et des ateliers, ont de nombreuses occasions d’échanger entre eux, de partager leurs préoccupations, mais aussi les moments heureux. Ils créent ainsi leur propre réseau. La fin du parrainage ne met pas nécessairement fin aux relations entre les filleuls et l’association : en témoigne le « club des anciens filleuls » par lequel ces derniers, bien qu’en poste, gardent le contact avec l’AJR, et sont disposés à activer leur réseau. L’association tient aussi à réserver à ses filleuls et parrains au cours de l’année des moments de détente et de convivialité, qui, dans un registre plus léger, contribuent à maintenir la mobilisation.
Naturellement, ces liens sont indissociables du mode de fonctionnement de l’AJR, et notamment de l’action quotidienne d’une coordinatrice qui en favorise la fluidité et la cohérence.
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Intégrer l’AJR, c’est bénéficier du maillage de ces relations humaines, facteur majeur de succès dans la démarche de recherche d’emploi. C’est aussi certainement y apporter sa touche personnelle.
Jean-Louis BIOTTEAU
Trésorier adjoint de l’AJR