EDITO
Je veux rassurer notre lectorat, ceci n’est pas une énième étude sociologique sortie de l’esprit d’un chercheur en quête de Nobel.
Il s’agit simplement, en version courte, d’une information destinée à celles et ceux, accompagnants ou filleuls, qui nous rejoignent et qui ont le droit de connaitre le premier quart de siècle de l’AJR. Le témoignage que je souhaite vous faire partager s’appuie sur un vécu personnel de plus de vingt ans au service de cette belle association. Petit coup d’oeil dans le rétro donc pour mesurer le chemin parcouru. Comme le chantait Brel, « c’était au temps où… » C’était au temps de « AJR Aide aux Jeunes en Recherche d’emploi ». C’était au temps où la Mission locale nous dirigeait les premiers filleuls de la génération Y. Le petit groupe de bénévoles prenait alors plaisir à guider, conseiller et orienter des jeunes particulièrement motivés. Le réseautage était en marche ! Depuis, iI semblerait qu’une effroyable pandémie ait paralysé la génération Z.
C’était au temps où, attirés par la notoriété de l’AJR, de nombreux chercheurs d’emploi de tous âges et toutes formations frappaient à la porte avec pour principal objectif: retrouver un poste dans le même domaine.
C’était au temps où, pour coller à la réalité, AJR devient opportunément « Accompagner Jusqu’au Recrutement ».
Arrive alors le Covid accompagné de son long confinement. Les sorties sont prohibées, libérant ainsi du temps pour l’introspection et la réflexion, notamment sur l’équilibre subtil vie personnelle et professionnelle. Résultat : les envies de réorientation ont fleuri comme les primevères au printemps et continuent encore à colorer nos promotions mensuelles.
Du groupe de pionniers à l’actuelle petite PME (2500 filleuls accueillis depuis sa création), l’association n’a cessé de progresser, se structurer et séduire de nouveaux bénévoles. Acteur complémentaire du service officiel de l’emploi, l’AJR a su, au fil des années, s’adapter à l’évolution des moeurs, aux nouveaux outils, aux besoins et aspirations des filleuls ainsi qu’au contexte économique du moment. Cette flexibilité et cette capacité à enrichir ses prestations et professionnaliser ses méthodes ne sont pas étrangères à la pérennisation de l’association et à sa crédibilité auprès de ses financeurs et ses partenaires. Conséquence logique de cet essor, l’accroissement des tâches et de la gestion administrative a conduit à l’impérieuse nécessité de créer un poste de coordinatrice admirablement occupé par notre co-présidente.
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Ainsi va la vie de l’AJR. Animée par une trentaine de bénévoles, ambassadeurs zélés de « l’esprit AJR », elle continue à tisser ou retisser le lien social par le prisme de l’emploi. Longue vie à elle !
Jean-Louis SARAUDY
Co-président de l’AJR